Résumé

Les métropoles telles que Yaoundé et Douala au Cameroun sont de plus en plus le théâtre de l’envahissement progressif de la voie publique par les ordures, qui s’érigent en véritables composantes des trottoirs. Cette situation d’urgence qui appelle certes une réaction concrète des pouvoirs publiques, interpelle également les experts en comportement, dans l’optique de saisir cette tendance à l’adoption des comportements nuisibles à l’environnement. Dans le fond, cet article interroge les mobiles et tente de comprendre la propension à ce que nous désignons comme étant la prise de risque environnementale, malgré la conscience des conséquences de ces actes. La collecte de données que nous avons réalisé, grâce à un questionnaire ouvert, auprès d’un échantillon de N=396 étudiants, a permis de mettre en vitrine un certain nombre de mobiles qui expliquent ce phénomène. Les participants soulignent notamment le manque d’intérêt personnel dans la protection de l’environnement, la déresponsabilisation vis-à-vis des conséquences et la  sous-évaluation de l’impact de leurs actes.

Mots-clés: prise de risque environnementale, psychologie sociale, comportement écologique, Yaoundé

Télécharger l’article

192 Post

La Revue

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *