Haiwang DJAKLESSAM1, Vincent MOUTÉDÉ MADJI2, Romain GOUATAINE SEINGUÉ3 et SOGGABBA ROMÉO DANEKA4
1Institut de Recherche en Élevage pour le Développement (IRED), N’Djamena, Tchad
2Université des Sciences et Technologies d’Ati, Tchad
4Département de Géographie, Université de N’Djamena, Tchad
Sogabba Romeo Daneka, Université de Ndjaména,
٭Auteur correspondant : djaklessamhaiwang@gmail.com
Résumé
La lutte contre l’insécurité alimentaire oblige aujourd’hui de nombreux ménages des pays en voie de développement à adopter d’autres types de production à caractère rural en milieu urbain ou péri-urbain à l’exemple du maraichage. Activité largement pratiquée dans de nombreuses zones rurales en Afrique et au Tchad, le maraichage se répand ces vingt dernières années, de plus en plus sur des sites variés : autour des montagnes, dans les plaines mais aussi autour des villes. Elle occupe une place non négligeable parmi les activités économiques de production. L’objectif de cette étude vise à montrer les impacts sociaux et environnementaux du maraichage sur le fleuve Chari. L’approche méthodologique utilisée concerne les enquêtes de terrain, les collectes des données auprès des institutions locales, les analyses physico-chimiques et microbiologiques. Les résultats montrent une utilisation des techniques inadéquates dans le maraichage, source probable de nombreux problèmes comme la dégradation des berges, la pollution de l’eau du fleuve Chari favorisant des risques probables pour l’environnement physique et pour la santé humaine. De la même façon, on constate des risques de conflits entre les maraichers et les autres usagers de ressources autour du fleuve Chari comme les éleveurs. En perspective, une politique d’accompagnement des maraichers, de protection des berges du Chari et une sensibilisation autour de la consommation des produits maraichers non traités s’avèrent nécessaires.
Mots clés : Environnement, maraichage, N’Djamena, Tchad, Fleuve Chari