MAHAMAT TAHIR MAHAMAT ISSA et NDOUTORLENGAR Médard

Doctorant en Sciences Géographiques, Université de N’Djaména/Tchad, mahamattahir6625@gmail.com

Professeur Titulaire (CAMES), Responsable de l’Ecole Doctorale des Sciences Humaines et Sociales, Université de N’Djaména/Tchad, ndourock@gmail.com

Résumé

Le maraîchage est un secteur en expansion en Afrique. Il occupe de plus en plus de personnes, étant donné la croissance urbaine qui entraîne une forte demande en produits maraîchers. Il s’accompagne de valorisations des espaces et de diffusion de techniques culturales de gestion des eaux et des sols. Au Tchad, le maraîchage s’inscrit à la suite des activités agricoles hivernales et devient en saison sèche l’activité principale qui occupe plusieurs personnes. Bien que l’Etat et ses partenaires (ONG) prônent sa vulgarisation en raison d’adaptation au changement climatique et de sécurité alimentaire, on remarque que, de manière générale les maraîchers ne bénéficient pas des aménagements durables. Dans la Province du Chari-Baguirmi, le maraîchage se pratique dans la vallée des bras du fleuve Chari principalement par de techniques rudimentaires. L’objectif de ce travail est d’identifier les facteurs qui déterminent le choix du maraîchage et sa pratique dans ces conditions ainsi son aspect socioéconomique sur les producteurs. L’observation de terrain et les enquêtes réalisées dans les ménages ont prouvé que le principal facteur d’exploitation est les eaux du fleuve du Chari qui jouent le rôle de source d’approvisionnement (90%). Les revenus monétaires annuels de maraîchage, estimés entre 100.000 FCFA à 700.000 FCFA, par spéculation couvrent 3 à 5 mois de consommation des ménages, et aident à se satisfaire les besoins en matériels ; Ce qui, d’emblée, les motivent davantage.

Mots-clés : Maraîchage, Economie rurale, Vallée du fleuve Chari et  Chari-Baguirmi.

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