Brigitte Carole OYANE EYEGHE, (oyaneyeghe@yahoo.fr) et Djeneric SAKA-ALANDJI, (sakaaandji@ymail.com)

Résumé

Le présent article analyse l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans l’enseignement supérieur au Gabon, en mettant en évidence à la fois ses potentialités innovantes et les désorganisations qu’elle engendre dans les pratiques pédagogiques. Basée sur une enquête quantitative menée auprès de 230 étudiants et 21 enseignants à l’IUSO-SNE, l’étude révèle que l’appropriation de l’IA est encore embryonnaire mais manifeste dans l’adaptation des contenus, la personnalisation des apprentissages et l’optimisation des méthodes d’enseignement. Cependant, cette innovation entraîne des risques de dépendance, d’uniformisation des productions et de perturbation des modes traditionnels d’organisation académique. Les résultats soulignent la nécessité d’une formation des enseignants et des étudiants, ainsi que de l’établissement d’un cadre réglementaire et éthique, afin de permettre une utilisation responsable et équilibrée de l’IA dans l’enseignement supérieur gabonais.

Mots clés : IA, innovation pédagogique, désorganisation, enseignement supérieur, Gabon.

[1] Enseignant-chercheur à l’Institut Universitaire des Sciences de Sciences de l’Organisation Sophie NTOUTOUME EMANE de Libreville, docteure en Sémiotique, membre du LARESO.

[2] Enseignant-chercheur au Département de sociologie de l’Université Omar Bongo de Libreville, Maître-Assistant (cames) en sociologie du travail et des organisations, membre du Groupe d’Etude et de Recherche Travail, Organisations, Management (GERTOM) du Laboratoire de Sociologie (LabSoc).

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