Résumé
Le quotidien devient plus aisé grâce aux diverses et multiples inventions qui facilitent la vie des Hommes dans tous les domaines. Les moyens de transport multiples et variés facilitent les déplacements interurbains et intercontinentaux des biens et des personnes. Mais ces derniers appareils constituent aussi des causes de traumatisme dans les familles à l’instar des accidents de la voie ferrée. Pendant cette « tragédie », enfants, adultes et vieillards peuvent être des victimes. La vie d’une personne accidentée et mutilée n’est plus la même après le drame. Comment la clinique de la métamorphose permet-elle une prise en charge adéquate d’un traumatisme psychique causé par un accident chez une personne ? L’objectif de cette étude est de montrer le vécu d’un évènement accidentel chez un accidenté, ses répercussions et la réaction de l’entourage. La documentation, l’observation, l’entretien semi-directif, permettent de découvrir leur douleur, de planifier une psychothérapie spécifique auprès de quatre victimes de l’accident de la voie ferrée en 2020, âgés de 14 à 50 ans, scolarisés et travailleurs. Les résultats sont les suivants : la perte subite des parents et/ou d’une partie du corps a causé chez ces victimes un choc émotionnel dont les répercussions sont continues dans le temps et dans leur chair ; un accompagnement pluridisciplinaire individuel et familial permet une élaboration psychique, une acceptation de la réalité. Comment assurer la prise en charge des victimes primaires et secondaires de cet accident ? Une clinique de la métamorphose peut-elle être indiquée dans la résolution de ce traumatisme psychique ?
Mots clés : traumatisme psychique, vécu, clinique de la métamorphose, victimes, accidents, Yaoundé.