GAG Arnaud ELKOUSSENG et Romain GOUATAINE SEINGUÉ
Université de N’Djaména, Tchad, ORCID iD: 0009-0002-3533-1451, Courriel: arnaudgag108@gmail.com
Ecole Normale Supérieure de N’Djaména, Courriel : gouataines@gmail.com
Résumé
Dans le département de la Tandjilé Centre, particulièrement à Béré, la production maraîchère joue un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire et les revenus des ménages ruraux. Cependant, cette activité fait face à de multiples contraintes climatiques, économiques et organisationnelles qui compromettent sa durabilité. Cette étude analyse les risques associés à la production maraîchère et les facteurs expliquant la reconversion progressive des producteurs vers le vivrier à vocation marchande. L’hypothèse défendue est que la vulnérabilité du maraîchage, liée à l’irrégularité des pluies, au manque d’intrants, aux faibles rendements, aux pertes post-récolte et aux difficultés d’accès aux marchés constitue le principal moteur de cette transition agricole. La méthodologie adoptée repose sur une approche mixte combinant des enquêtes de terrain auprès des producteurs, des entretiens semi-directifs avec les acteurs locaux ainsi que l’analyse de données secondaires portant sur la production agricole et les marchés. Les résultats montrent que les aléas climatiques et l’instabilité des prix réduisent fortement la rentabilité du maraîchage, poussant ainsi les agriculteurs à privilégier des cultures vivrières jugées plus résilientes, mieux adaptées aux conditions locales et plus intégrées aux circuits commerciaux. L’étude souligne enfin la nécessité de renforcer l’accès à l’irrigation, aux intrants agricoles, à la formation technique et à l’organisation des producteurs afin de réduire les risques, d’améliorer la productivité et d’accompagner une reconversion durable vers un vivrier-marchand compétitif.
Mots-clés : Béré, Production maraîchère, Risques climatiques agricoles , Reconversion agricole Agriculture vivrière marchande