٭DJANAN NDONANE1, DJANGRANG MAN-NA2 et MBATBRAL NASKIDA1
1Université des Sciences et de Technologie d’Ati/Tchad,
2Centre National de Recherche pour le Développement, N’Djamena, Tchad
٭Auteur correspondant : Email : djananndonane@gmail.com
Résumé
Le bassin du Mandoul connait des transformations significatives de ses sols, résultant des activités humaines et de la variabilité climatique. Cette étude vise à évaluer la dynamique spatiale de l’occupation et de l’utilisation du sol. Pour ce faire, des données météorologiques de la NASA (1981-2022) ont été analysées grâce aux indices de Nicholson et de Bagnouls et Gaussen pour caractériser la variabilité climatique temporelle. Parallèlement, des données d’observation spatiale (Landsat 5 de 1998 et Landsat 8 de 2020) ont été soumises à une classification supervisée par maximum de vraisemblance via ArcGIS 10.8 pour apprécier la dynamique d’occupation du sol. Les analyses climatiques révèlent que les périodes humides mensuelles s’étendent de mai à octobre sur toute la période, mais la variabilité interannuelle des précipitations a permis de distinguer trois sous-périodes : une phase relativement humide de 1981 à 1991, suivie d’une période complètement sèche de 1992 à 2011, et enfin une dernière phase (2012-2022) marquée par une tendance pluviométrique à la hausse. Les résultats de la dynamique de l’occupation du sol entre 1998 et 2020 révèlent que la savane a régressé de 4417,05 km² à 4327,03km² et le plan d’eau de 186,36 km² à 162,59 km². En revanche, les zones bâties ont nettement augmenté de 16,76 km² et les sols nus ont connu une augmentation considérable de 2921 km². Au regard de ces résultats, il est crucial que tous les acteurs du développement rural s’impliquent pour élaborer et mettre en œuvre une stratégie d’actions visant à promouvoir une gestion durable.
Mot-clé : Mandoul, Dynamique, Occupation, Sol, variabilité climatique