1Frédéric REOUNODJI, 2Magloire DADOUM DJEKO٭ et 3Alndingangar DIMNGAR

1Département de Géographie, Université de N’Djaména, Tchad ;

 2Département de Géographie, Université de Moundou, Tchad.

, 3Département de Philosophie, Université de Moundou, Tchad ;

٭Correspondant : dadoumdjeko@gmail.com

Résumé

Les perturbations climatiques à l’échelle planétaire et dans le bassin du Logone supérieur ne sont plus à démontrer.  À ce phénomène, s’ajoute la dégradation des terres cultivables dans le canton Bébédjia, le Département de la Nya, depuis les années 1970, combinés à l’accroissement de la population. Ce qui a entraîné au cours de ces dernières années, des réductions de superficies des terres arables disponibles par habitant. L’objectif de la présente étude est de mettre en exergue, les effets de la variabilité pluviométrique sur les sols agricoles. À cet effet, une méthodologie basée sur la collecte, le traitement et l’analyse des données pluviométriques de la station de Bébédjia de 1981-2022 et celles agricoles, de 1981-2014. Une enquête auprès d’un échantillon de 60 personnes dont 40 hommes et 20 femmes selon un choix raisonné dans 7 villages du Canton. Les résultats ont montré une tendance générale à la baisse de la pluviométrie, 100% des enquêtés ont attesté une réduction notoire de terres cultivables à cause des caractéristiques des pluies. Ce qui a conduit quelques producteurs locaux à adopter des techniques et stratégies locales d’adaptation, notamment, la régénérescence naturelle assistée, la protection des sols et parfois la migration ou encore le changement de mode de vie pour faire face à ce phénomène planétaire combien désastreux pour l’ensemble des écosystèmes du bassin du Logone.

Mots clés : Risques climatiques, dégradation des sols, bassin supérieur du Logone, Bébédjia, Tchad.

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