ADIMATCHO ALOUA1, ANGOBONA ALI ESAIE2, ABOLEO NGUINGUILI TOUMOUTNA3 et ELKANA DJIRGUINA4
1École Normale Supérieure d’Abéché (ENSA) -Tchad, Email :adimatchoaloua@yahoo.com
2William Carey International University, California, USA, Email:aangobona22@populi.wciu.edu
3Université de N’Djaména, Tchad, Email : anguinguili@yahoo.fr
4Socio-anthropologue de la santé, Email : eldjirguina@gmail.com
Résumé
Cet article analyse le modèle de développement de l’Association pour le Développement de Léo-Mbaya (ASDELEM) comme une réponse endogène aux défis socio-économiques et à l’inefficacité des interventions externes au Tchad. Face à un contexte national marqué par la pauvreté persistante, les conflits et les chocs climatiques, l’initiative de l’ASDELEM illustre une approche de développement communautaire holistique et inclusif. Basée sur une méthodologie qualitative combinant recherche documentaire, entretiens avec des personnes ressources et observations directes, l’étude met en lumière les stratégies de l’association qui intègrent l’agriculture, l’élevage, l’éducation, l’environnement, l’économie et la cohésion sociale. Les résultats montrent que l’ASDELEM, en s’appuyant sur les ressources et compétences locales, a réussi à transformer de manière significative le village de Léo-Mbaya, le positionnant comme un village pilote. La discussion souligne la pertinence de ce modèle ascendant (bottom-up) qui, en cultivant la paix et l’inclusion, parvient à générer un impact durable là où les approches descendantes (top-down) ont échoué. L’article conclut que l’ASDELEM représente un cas d’étude probant pour la promotion de dynamiques de développement résilientes et auto-déterminées en milieu rural tchadien.
Mots-clés : développement communautaire, approche holistique, développement inclusif, Tchad, Léo-Mbaya, ASDELEM, développement endogène, résilience communautaire.