Ibra KANDJI 1,Papa Babacar Diop THIOUNE 2 ,Saidou NDAO3
1 Laboratoire BIOGERENAT, Institut Supérieur Formation Agricole et Rural (ISFAR) BP 54, Université Alioune de Bambey, Sénégal, Email: kandjiibra@ept.sn
2 Université Alioune Diop de Bambey, Sénégal. Email: babacar.thioune@uadb.edu.sn;
3 UFR Sciences et Technologies, Université Iba Der THIAM de Thiès – Sénégal, Email : saidou.ndao@univ-thies.sn.
Résumé
Les eaux souterraines ont toujours été une composante essentielle du potentiel en eau dans la cité religieuse où les eaux de surface sont presque quasi inexistantes. Les forages et puits implantés dans la zone captent en générale trois types d’aquifère : le Maastrichtien, le Paléocène et l’Eocène. L’objectif de ce travail est de comparer ces trois aquifères en termes de qualité et de quantité. Pour atteindre notre objectif, nous avons travaillé avec les données hydrogéologiques reçues de la Direction de la Gestion et de La Planification des Ressources en Eau (DGPRE) de dix-neuf (19) forages dont sept captent le Maastrichtien, six le Paléocène et six l’Eocène. Cinq (05) paramètres ont été étudiés sur chacun des 19 forages :la profondeur des forages, le résidu sec, le fluor, le rabattement et le débit de pompage des forages. Le débit spécifique (rapport entre le débit et rabattement) a été également analysé. Les résultats montrent qu’en terme de qualité, il n’existe pas une grande différence entre les eaux provenant de ces trois aquifères. Par ailleurs, la quantité de résidus secs et la concentration de fluor sont élevées et dépassement même le seuil fixé par l’OMS sur tous les forages étudiés. Cependant la différence réside au niveau de la productivité et le coût de production. Le Maastrichtien reste l’aquifère le plus productif avec un débit moyen de 83 m3/s et un débit spécifique tournant aux alentours de 4,94m3/h/m supérieur aux valeurs du Paléocène 3,25m3/h/m et de l’éocène 0,86 m3/h/m. Cependant les forages captant le Maastrichtien peuvent atteindre jusqu’à 340m de profondeur, ce qui rend le coût d’exploitation de cette nappe très élevée comparé aux autres.
Mots clés : nappe, forage, Fluor, résidus secs, débit, rabattement, Touba ; Sénégal.