Résumé
La civilisation Sao qui s’étend du IVe siècle avant Jésus-Christ au XVI e voire XVIIe siècle de notre ère atteste que le Tchad est peuplé des millénaires durant. Avant la découverte de Toumaï, on entend souvent dire que les ancêtres des Tchadiens sont les Sao et la légende veut qu’ils fussent des géants, d’une taille colossale et d’une force extraordinaire. Si effectivement un certain nombre de Tchadien descendait des Sao, les spécialistes des sciences sociales ont démontré que cette filiation est minime et ne saurait justifier l’origine de tout le peuple du Tchad surtout celui qui essaime la partie méridionale du pays. La haute vallée du fleuve Logone en général et son versant gauche en particulier a bénéficié de cette présence humaine comme les autres régions situées au Sud du Tchad. Les ancêtres qui ont peuplé la zone d’étude sont appelés les Laka avant la pénétration coloniale. Ceux-ci seraient devenus au fil des temps l’ethnie Ngambaye. L’auteur présente les résultats préliminaires de la recherche qu’il a entreprise dans cette partie du territoire national, en ce qui concerne son peuplement ancien et l’origine des hommes qui ont occupés cet espace. Ce travail relance le débat sur l’origine ancienne des peuples dits Ngambaye, qui habitent actuellement la zone d’étude. Il s’agit de questionner l’intelligibilité du peuplement ancien des régions tchadiennes comme celle qui l’objet de la présente recherche enfin d’établir un équilibre au niveau de la recherche scientifique entre les différentes régions qui constituent la cuvette tchadienne.
Mots clés : Ancêtre, implantation humaine, Laka, Logone, Ngambaye, vallée, versant.