Martial MATOUMBA
Chargé de Recherche, Institut de Recherche en Sciences Humaines (IRSH), Libreville (Gabon)
ORCID : 0000-0003-0575-5042 ; martialmatoumba@gmail.com
Résumé
Découvert dans la ville de Libreville (Gabon) par la Société Préhistorique et Protohistorique Gabonaise (SPPG) dans les années 1960, le parcellaire archéologique atteste de l’existence de populations anciennes sur ce territoire depuis la préhistoire. Malheureusement, ce parcellaire archéologique est confronté au développement urbain de Libreville qui s’est traduit par la croissance des espaces construits depuis les années 1960.
Cet article éclaire l’évolution de ce parcellaire archéologique découvert par les chercheurs de la SPPG en regard avec la croissance urbaine de Libreville qui s’opère sous une forme dispersée. Pour ce faire, l’étude s’appuie sur la méthode de superposition des cartes topographiques et des images satellitaires.
De cette analyse, il en ressort que l’urbanisation de Libreville, qui se réalise au travers de la prépondérance des quartiers sous-intégrés au détriment des quartiers intégrés, a profondément affecté le parcellaire archéologique identifié par la SPPG, lorsqu’il n’a pas été complètement détruit.
Mots-clés : Libreville, parcellaire archéologique, espaces vides, espaces construits, emprise, bâti, viaire.