Abraham Saint-Omer Koffi KOUAKOU
Enseignant-Chercheur, philosophie politique et sociale, Université Alassane Ouattara (Bouaké-Côte d’Ivoire), abrahamkouakou52@gmail.com, +2250708509700
Niali Armand-Privat PILLAH
Enseignant-Chercheur, philosophie politique et sociale, Université Alassane Ouattara (Bouaké-Côte d’Ivoire), pillahniali@yahoo.fr, +2250707469034
Claver Bah KOUADIO
Philosophie politique et sociale, Université Alassane Ouattara (Bouaké-Côte d’Ivoire), claverbah@outlook.fr, +2250708390610
Résumé
Cet article explore l’interaction complexe qui existe entre les principes établis de la bonne gouvernance occidentale et les valeurs traditionnelles profondément enracinées qui façonnent l’administration et le fonctionnement des sociétés africaines. Il avance l’argument selon lequel une intégration harmonieuse, de saines pratiques de gouvernance, d’une véritable équité sociale et de coutumes traditionnelles précieuses est non seulement avantageux, mais absolument fondamentale. Cette synergie, suggère-t-il, est le socle sur lequel peuvent se bâtir un leadership efficace et une paix durable. Aussi, lorsque les traditions sont respectées, elles favorisent la solidarité entre les individus et les communautés, cultivent le respect et la compréhension mutuelle, elles constituent le fondement culturel indispensable à l’harmonie sociale. Au sein de sociétés diverses et pluralistes, ces traditions offrent des mécanismes de médiation remarquablement adaptés tel que l’arbre à palabres, un symbole puissant qui permet de résoudre les désaccords par la conciliation pacifique, plutôt que par la confrontation. La bonne gouvernance se caractérise par son engagement en faveur de l’ouverture, la promotion de processus transparents et l’engagement actif pour une véritable participation citoyenne. Enfin, le concept d’équité sociale garantit une répartition juste et équitable des ressources, promeut l’égalité d’accès aux opportunités pour tous et protège les droits humains fondamentaux. La thèse centrale de cette analyse conclut que la paix durable s’épanouit véritablement lorsque ses trois dimensions essentielles sont harmonieusement imbriquées. Agissant de concert, elles possèdent le pouvoir transformateur de faire de la diversité, d’un défi potentiel, un atout indéniable, prévenant ainsi de manière proactive les formes de violence, qu’elles soient manifestes ou insidieuses.
Mots-clés : Cohésion social, Equité, Gouvernance, Justice sociale, Tradition