Romaric DJEDANOUM1, Département de Géographie (Université de Yaoundé I) ; romaricdjedanouma@gmail.com
YOUTA HAPPI Joseph2, Département de Géographie (Université de Yaoundé I) ; youtahappi@yahoo.fr
Ignance KOUMNGAR3, Département de Géographie-Aménagement-Environnement (Université de Dschang) ; ikoumngar@gmail.com
DJIMAYE Césaire4, Département de Géographie (Université de N’Djamena) ; cdjimaye@gmail.com
Résumé
La variabilité climatique constitue l’une des sources de nombreux problèmes dont le monde est victime. L’Afrique en général et sa partie subsaharienne en particulier ne sont pas épargnées des catastrophes liées au dérèglement climatique. La ville de N’Djamena, en Afrique centrale constitue un sérieux terrain sujet aux inondations cette dernière décennie. Cependant, les inondations représentent un risque majeur pour les villes situées aux abords des cours d’eau permanent d’Afrique subsaharienne, entraînant des dégâts socio-économiques considérables pour les populations, les habitats et les infrastructures. Cet article vise à évaluer l’impact des inondations dans la ville de N’Djamena en combinant des données de la télédétection et une analyse par les Systèmes d’Information Géographique. La méthodologie utilisée repose sur l’exploitation d’une couche binaire permettant d’identifier les zones inondées et non inondées, suivie d’une analyse spatiale croisée pour quantifier les impacts sur les infrastructures, les bâtiments et les zones d’agriculture péri-urbaine de la ville de N’Djamena). Les résultats montrent que les zones urbanisées et les infrastructures sont fortement exposées aux inondations. Dans la ville de N’Djamena, entre 50km et 78km, de routes ont été affectées par les inondations en pleine saison de pluies, avec environ 69 % des surfaces inondées situées dans des zones résidentielles et des quartiers périphériques. Outre, les bâtiments impactés couvrent une superficie variante entre 300000 m² et 2000000 m². Ces résultats mettent en évidence la vulnérabilité accrue de cette ville d’Afrique subsaharienne face aux inondations récurrentes, exacerbée par l’urbanisation rapide, l’élévation du niveau du système de cours d’eau Chari-Logone et les infrastructures de drainage insuffisantes.
Mots-clés : inondations, vulnérabilité urbaine, ville de N’Djamena, SIG, évaluation des dégâts.