Yakoub MALOUM
yacoubalexis@yahoo.fr, Université de N’Djaména
Résumé
L’Afrique contemporaine au sud du Sahara est visiblement marquée par des rivalités excessives caractéristiques des rapports sociaux entre des différentes communautés ethniques. Au Soudan, la lutte armée est considérée comme un idéal pour les groupes politico-militaires et les milices armés à la solde du pouvoir central se disputant les hautes positions sociales. De ces oppositions militaires dominées plutôt par des antagonismes ethniques, émanent des enjeux relatifs aux actions conflictuelles insupportables dans les milieux populaires engendrant finalement de la migration dans les pays voisins à l’instar du Tchad. Etant donné que l’insécurité au Soudan peine à se décroître, le nombre des réfugiés va toujours croissant et la gestion de la migration dans les pays d’accueil se révèle comme un véritable casse-tête pour les autorités de la place. Cette étude vise à comprendre, au-delà de l’obsession du pouvoir, les raisons profondes de ces incessantes violences. Du point de vue méthodologique, cette étude est axée sur l’approche qualitative privilégiant les outils de collecte des données tels que l’observation directe, les entretiens semi-directifs, les récits de vie réalisés dans les camps des réfugiés. La théorie socioconstructiviste de Berger a été mobilisée comme modèle explicatif du phénomène soumis à l’étude. Les résultats montrent que l’accession au pouvoir pour les Arabes est inscrite dans le registre des défis à relever même en usant la violence criminelle pour atteindre le but ; les oppositions armées au Soudan s’apparentent à une sorte d’épuration ethnique manifestée notamment contre les ethnies intégrant la transnationalité.
Mots-clés : ethnies, insécurité, migration forcée, mutations sociales, opposition.