TRAORE Souleymane1*, SANOGO Fatimata 2, Jérôme COMPAORE 3
1 Laboratoire de Recherche en Sciences Humaines et Sociales (LABOSH), Université Norbert ZONGO, Burkina Faso.
2 Maître-assistant, Centre Universitaire de Ziniaré/Université Joseph KI-ZERBO, 03 BP 7021 Ouagadougou, Burkina Faso, Laboratoire Dynamique des Espaces et Sociétés de l’Université Joseph KI-ZERBO.
Email : diefatibs@gmail.com
3 Institut de l’Environnement et des Recherches Agricoles (INERA) Centre de Recherches Environnementales, Agricoles et de Formation (CREAF) Kamboinsé / Laboratoire de Recherche en Sciences Humaines (LABOSHS), Burkina Faso. Email : jcompaore2003@yahoo.fr
* Auteur correspondant : traoresolo1990@gmail.com , tel : (+226)75110913
Résumé
Les ressources en eau du Burkina Faso, pays sahélien, sont soumises aux effets du changement climatique, de la pression anthropique entraînant leur dégradation. Dans ce contexte, les solutions fondées sur la nature constituent une alternative durable pour l’aménagement et la protection de ces ressources des bassins versants. Cette étude analyse la contribution du Comité Local de l’Eau Djenkoa à la protection et à la restauration des ressources en eau à travers les Solutions Fondées sur la Nature du sous-bassin versant Djenkoa, situé dans le bassin du Mouhoun au Burkina Faso. L’approche méthodologique adoptée est descriptive et analytique. Elle repose sur la recherche documentaire, les observations de terrain et les entretiens auprès des acteurs locaux. Au total, 46 acteurs du domaine ont été auditionnés dans cinq villages des communes du sous bassin versant. Les résultats montrent que le CLE Djenkoa a conduit plusieurs actions SFN, notamment le traitement des ravines, la réalisation de cordons pierreux, la délimitation des bandes de servitude, le reboisement et les activités de sensibilisation. Ces interventions contribuent à la lutte contre l’érosion hydrique, à la protection des berges et à la restauration des terres dégradées. Toutefois, leur efficacité reste limitée par la faible visibilité du CLE, l’insuffisance des ressources financières, le déficit de communication et la faible appropriation communautaire. L’étude conclut que le renforcement des capacités techniques du CLE, l’amélioration de la communication locale et la forte implication des populations sont nécessaires pour consolider l’ancrage territorial des solutions fondées sur la nature en matière de protection des ressources naturelles.
Mots-clés : Comité Local de l’Eau, Solutions fondées sur la Nature, sous bassin versant Djenkoa, Mouhoun.