Mita DJIMALDE1, Ludovic Baïsserné PALOU2 et Médard NDOUTORLENGAR3

1Université de N’Djamena (Tchad), Département de Géographie, mitadjimalde1@gmail.com

2Maître de Conférences, Département de Géographie, Université de Pala (Tchad)

3Professeur, Département de Géographie, Université de N’Djamena (Tchad)

Résumé

D’une superficie de 3 000 hectares, la ville de Sarh connait une augmentation exponentielle de sa population, source de compétition foncière. Ce présent article met l’accent sur les stratégies locales de sécurisation foncière développée par la population de Sarh comme alternative l’inaccessibilité de sécurisation foncière légale. La sécurisation foncière devient un enjeu majeur pour la stabilité et la cohésion social. La démarche méthodologique dudit travail s’est appesantie d’abord sur les recherches documentaire, l’observation directe, l’administration de questionnaire auprès de 250 chefs de ménages ainsi que les entretiens auprès des autorités administratives et traditionnelles pour bien cerné le sujet. Le résultat de ce travail montre la prédominance de sécurisation foncière traditionnelle par les usagers, 30 % des usagers sécurisent leurs lopins de terre par la plantation des arbres. Cette pratique se justifie par le coût élevé (25 %) et de longue procédure (32 %). Le titre foncier est détenu par une très petite frange de la population (1 %), le plan cadastral (35 %) et 29 % n’ont aucune pièce justificative de leurs. Il est important de revoir les procédures et les coûts d’immatriculation foncière pour permettre aux usagers de sécuriser normalement leurs terrains. La sensibilisation de la population s’avère très indispensable.

Mots-clés : Sécurisation foncière, stratégies locales, système coutumier, accès à la terre, Sarh, Tchad.

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