Résumé
Le taro est cultivé pour ses tubercules comestibles, connaît une régression et menacée de disparition dans des régions potentielles de production à cause des pratiques inadaptées, des concurrences des cultures cotonnières et céréalières, la pénibilité de travaux culturaux et le manque d’amélioration génétique. Il contribue à la sécurité alimentaire et constitue un bon potentiel agronomique si ses exigences écologiques sont satisfaites. Le taro est aussi une importante source de revenus et souvent cultivé pour une alimentation d’appoint. L’étude vise globalement à améliorer la production de la culture de taro au Tchad. L’approche méthodologique est basée sur les échanges focus group et individuels participatifs, cohérents et dynamiques. Au total, 10 focus groups ont été conduits et 310 personnes dont 238 producteurs ont été enquêtés, 50 personnes ressources et 22 agents d’appui ont été consultés individuellement sur la culture de taro. Les données des enquêtes ont été traitées et analysées par le logiciel SPHINX-PLUS V et Excel. Les principaux résultats sont : historiques de la culture de taro, l’importance économique, alimentaire et socioculturelle, l’expansion ou la conquête de l’espace, les pratiques paysannes et perspectives de Taro. L’analyse montre que le Taro a été cultivé depuis des décennies au Tchad et est en train de s’étendre dans d’autres régions et générant une importance socio-économique et des revenus substantiels. Cette étude de recherche a permis de caractériser les pratiques culturales paysannes et de produire des connaissances sur la culture de Taro au Tchad.
Mots-clés : taro, changement climatique, pratiques culturales, zone soudanienne, Tchad.