*Ndonaye NGARNAYE et Feikéré Séraphin-Personne
Doctorant à l’Université de Bangui au Département de Lettres Modernes.
Professeur au département de Lettres Modernes à l’Université de Bangui.
*Correspondant des auteurs : ndonaye19@ɡmail.com
Résumé
Un certain nombre d’actions menées au cours de ces dix (10) dernières années au niveau des instances législatives et des structures en charge de l’éducation au Tchad sont indicatives de ce que l’introduction des langues nationales dans le système éducatif formel pourrait bientôt devenir une réalité palpable dans ce pays. Au rang de ces actions se trouvent notamment la Constitution de 1996 et le colloque de Darda de 1997, sous-tendus par d’importants textes législatifs et réglementaires. Objet ou vecteur de l’enseignement, il va sans dire que les langues nationales entreront de fait dans un créneau par excellence de l’usage de sa forme écrite dans les salles de classe. Mais comment faire avec les cent quelques langues nationales dans un système éducatif formel ? Doit-on gérer avec la variation des langues d’une région à une autre et des variantes de même langue dans une région ? Nous ouvrons des pistes pour l’utilisation de ces langues qui sont restées pendant longtemps en marge de la pratique normée de l’écriture mais qui, comme d’autres langues, sont aujourd’hui appelées à servir comme des vecteurs de la communication écrite. Notre présente étude porte sur le cas spécifique du Tchad, par rapport à l’exigence constitutionnelle qui invite à développer les langues nationales. Sans faire le point sur les différentes approches de standardisation de l’écriture des langues en cours au Tchad et ailleurs, nous proposons un modèle théorique développé au Cameroun, comme une alternative de dissémination des langues dans les régions du Tchad.
Mots clés : standardisation, dissémination, vecteur, instance, créneau, langues tchadiennes.