Nétcho ADAM, Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) de Ndjaména, adamnetcho84@gmail.com ;
Abgoudja Issa DJIBRINE, Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) de Ndjaména, djibo.djibrine24@gmail.com
Résumé
L’urbanisation accélérée de la ville de Ndjaména s’accompagne d’une insuffisance critique d’espaces dédiés à la pratique sportive, aggravée par leur occupation anarchique par des particuliers. Cette étude analyse, à partir d’observations de terrain et d’entretiens dans deux arrondissements, les corrélations de ce phénomène avec la santé publique et la cohésion sociale. Les résultats montrent que la plupart des espaces réservés à la pratique physique et sportive sont totalement ou en partie occupés, réduisant le ratio réel d’espaces sportifs à 0,13 m²/habitant, soit trois fois moins que la norme ONU-Habitat. Cette situation s’explique par l’absence d’aménagement immédiat, la pression foncière liée à la croissance démographique, et l’inadaptation des terrains au climat sahélien. Pour améliorer la situation, il est nécessaire que la ville de Ndjaména puisse disposer d’un schéma directeur d’aménagement des micro-espaces sportifs de proximité selon une gouvernance sport-urbanisme qui prenne en compte la sécurisation des espaces sportifs, l’implication de la communauté dans leur gestion, et leur adaptation au climat sahélien.
Mots-clés : Aménagement urbain, Espaces sportifs, Occupation anarchique, Santé publique, Climat sahélien, Ndjaména.