Résumé
Les problèmes liés à la contamination par les métaux lourds ont été tout d’abord
mis en évidence dans les pays industrialisés, spécialement à la suite d’accidents
dus à une pollution par le mercure et le cadmium en Suède et au Japon.
En Afrique, l’explosion démographique et surtout le besoin de l’homme à
vouloir atteindre l’autosuffisance alimentaire provoque progressivement la
dégradation du milieu naturel.
Les sols sont de ce fait plus ou moins sensibles aux facteurs de dégradation,
déséquilibre lié à certaines cultures, pollutions, érosion, fortes fréquentations
humaines. Au Tchad, les travaux antérieurs ont attesté la présence des métaux
lourds dans les eaux du Chari au niveau de N’Djaména ainsi que les sols des
ouadis Malgré les travaux effectués, la question de l’origine et des facteurs
contribuant à la distribution des éléments traces reste indéfinie. La présence des
métaux lourds est-elle d’origines minérales, agricoles ou industrielles ? Pour
répondre à cette question, soixante échantillons de sols ont été prélevés et
analysés au LABEN de l’université de N’Djaména par spectrométrie HACH DR
2400. Les résultats moyens des métaux lourds et éléments majeurs sont
respectivement en mg/l, Pb (22,19), Zn (3,15), Mn (14,95), Cr (0,68) et Mg
(0,96), Ca (1,71), Al (0, 95) et Fe (4,18). Ces éléments sont concentrés dans les
vingt premiers centimètres. L’indice de Géo accumulation (1,5) traduit une
pollution modérée. Globalement, le delta du Chari présente un enrichissement
et un risque écologique faible. En perspective, nous étudieront des sédiments en
amont du fleuve Chari.
Mots clés : Métaux lourds, Pollution, Sédiments, Delta du Chari.

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