Résumé

La tricherie lors des évaluations constitue un obstacle majeur au développement des compétences linguistiques en français, affectant la qualité de l’apprentissage et la consolidation des savoirs. Cette étude examine, dans le contexte des lycées Féminin bilingue d’Amriguébé, Champ de fils et Belle Vie à N’Djamena, les effets de ces pratiques frauduleuses sur l’acquisition des compétences syntaxiques, lexicales et discursives. L’objectif est d’identifier les mécanismes sous-jacents à cette problématique et d’explorer des stratégies éducatives permettant d’en atténuer les impacts négatifs.

Sur le plan méthodologique, une approche quantitative et qualitative a été adoptée. L’échantillon comprend des élèves et des enseignants issus des trois établissements étudiés. Les données ont été recueillies via des questionnaires, des entretiens semi-directifs et des observations de pratiques évaluatives, offrant ainsi une vision approfondie des comportements et de leurs répercussions sur l’apprentissage. Les résultats révèlent une corrélation négative entre tricherie et acquisition linguistique : les élèves fraudeurs présentent des lacunes plus marquées en structuration syntaxique et en expression écrite. En outre, la fréquence de la fraude varie en fonction des dispositifs pédagogiques et du cadre institutionnel. Ces conclusions suggèrent la nécessité de repenser les stratégies d’évaluation en privilégiant des méthodes formatives et interactives. La sensibilisation à l’intégrité académique et l’adoption de nouvelles pratiques pédagogiques apparaissent comme des leviers essentiels pour garantir un apprentissage efficace et durable.

Mots-clés : tricherie scolaire, évaluation, compétences linguistiques, apprentissage, pédagogie, intégrité académique, éthique éducative

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