Résumé
Actuellement, le continent Africain se trouve à la croisée des chemins. Coincée dans une histoire enveloppée par la colonisation, les combats pour la libération de l’Afrique en termes d’indépendance et les trajectoires postcoloniales complexes. Ainsi, l’Afrique porte en elle les marques de la domination et une histoire de la résistance féconde. Cette mémoire, même si elle contient de la douleur et la misère, il faut reconnaître qu’il y a aussi des ressources qui ont été souvent négligé. Ce qui donne la nécessité d’une redécouverte en vue d’orienter l’avenir autrement. Alors, se projeter dans l’avenir ne pourrait se faire sans la lucidité critique sur les impasses du présent qui sont entre autres la fragilité de la gouvernance, de la dépendance économique et biens d’autres. Or, à côté des problèmes émergent des dynamiques positives qui sont perceptibles par une jeunesse inventive, par une société civile en éveil sans oublier les initiatives de transformation. La question est de dépasser une mémoire figée dans la plainte et du recopiage sur l’occident pour forger une pensée autonome, enracinée et plus ouverte. Par conséquent, un avenir digne et fécond nécessite la valorisation des cultures africaines non comme des objets folkloriques, mais, des forces vives de sens et d’action. Cela permettra de repenser l’éducation non comme imitation mais comme formation à la pensée critique. C’est dans cette démarche qu’elle parviendra à redéfinir le développement à travers ses propres potentialités. En se plongeant dans une philosophie de l’espérance active, l’Afrique sera alors actrice de son devenir éclairée par sa mémoire.
Mots-clés : Afrique, Avenir, Culture, Espérance, Histoire, Pensée critique, Mémoire.