Résumé

La sous-représentation des femmes dans la recherche éducative en Afrique centrale, particulièrement au Tchad, révèle des inégalités systémiques. Seulement 3,4% des professeurs titulaires tchadiens sont des femmes, et leur part dans l’enseignement supérieur stagne à 11%. Cette marginalisation s’explique par des barrières structurelles marquées par l’absence de crèches universitaires, les financements précaires (8% des projets féminins financés), la mobilité internationale contraignante ; des normes socio-culturelles (double journée de travail (les femmes assument 80% des tâches domestiques), mariages précoces (41% avant 18 ans), et stéréotypes coloniaux limitant l’accès aux STIM ;  des résistances épistémologiques liées à l’hégémonie des théories occidentales et perception des études de genre comme un « féminisme importé » (Sénégal, Tchad).

La méthodologie utilisée est axée sur la collecte, le traitement et l’analyse des données issues de plusieurs sources. Il ressort que des initiatives transformatrices émergent et qu’il est important de souligner comme Yeny Rivas, « Éduquer à l’égalité est la clé d’une éducation de qualité ». Le Tchad démontre que transformer les défis en leviers de justice cognitive est possible par l’action synchronisée des États, de la société civile et des réseaux panafricains.

Mots clés : femmes, recherche, enseignement supérieur, Tchad

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