Issac NGADANDE, Université de Yaoundé 1 / Cameroun/ Ngadandeisaac3@gmail.com
Chandel EBALE MONEZE, Université de Yaoundé 1 / Cameroun / cebalemoneze@yahoo.fr
Résumé
La présente étude s’intitule « Stratégies d’intervention et la réinsertion socioprofessionnelle des femmes détenus : une étude menée à la maison d’arrêt de N’Djamena au Tchad ». Une telle étude s’inscrit dans le contexte de l’intervention et action communautaire, dans son versant psychologie, écologie humaine, elle traite l’impact de l’incarcération sur la vie socioprofessionnelle des femmes. La présente recherche s’intéresse à la réinsertion socioprofessionnelle et économique impactée par les conditions de la détention. La littérature développée est relative à l’incarcération en général et à l’incarcération de la couche vulnérable « des femmes tchadiennes » en particulier. Pour mener à bien cette étude, nous nous avons utilisé la méthode quantitative et avions posé la question de recherche suivante « Les stratégies d’intervention facilitent –elles l’insertion socioprofessionnelle des femmes détenues ? » En d’autres termes, les offres de formations, les activités socioéducatives, les activités sportives octroyées par les organisations et le gouvernement tchadien aident-elles à la réinsertion socioprofessionnelle des femmes détenues à la maison d’arrêt de N’Djamena, une fois être libérée ? Comme réponse anticipée, nous avons formulé l’hypothèse générale suivante « Les stratégies d’intervention facilitent l’insertion socioprofessionnelle des femmes détenues » de ce fait, elles proposent des nouvelles stratégies adaptables à la réalité et à la vie quotidienne. La vérification de cette hypothèse s’est faite à travers les trois hypothèses de recherche suivantes : HS1 : les activités socioéducatives facilitent l’insertion socioprofessionnelle des femmes détenues à la prison centrale de N’Djamena, HS2 : les activités associatives facilitent l’insertion socioprofessionnelle des femmes détenues à la prison centrale de N’Djamena, HS3 : les activités entrepreneuriales facilitent l’insertion socioprofessionnelle des femmes détenues à la prison centrale de N’Djamena. Pour vérifier ces hypothèses, nous avons passé un questionnaire à 150 femmes incarcérées à la prison centrale de N’Djamena. Les données collectées ont analysées via SPSS en utilisant le Khi deux et l’interprétation a été faite en référence à la théorie ecosystemique élaboré par Sarah Harkness et Super Charles en 1986. Des résultats obtenus, ressort que nos trois hypothèses ont été confirmées, ce qui nous a permis de confirmer hypothèse générale.
Mots clés : stratégies, intervention, réinsertion, socioprofessionnelle, femme, détenus, prison de N’Djamena.