Hogouyom Martin ASSABA1, Fatoumata Binta Soumbily DIALLO2, Nathalie Sia Doumbou TENKIANO3 et Expédit W. VISSIN4
1Enseignant-chercheur, Maître-Assistant ; Centre National de Documentation Environnementale (CNDE), Guinée , Kindia ; E-mail : martinassaba@gmail.com, Tél. (+229) 01 96 92 49 17/ (+224) 627 74 87 71
2Enseignante-chercheure, Directrice Générale du Centre National de Documentation Environnementale (CNDE) , Guinée , Kindia ; E-mail : bintamosombily@gmail.com , Tél. (+224) 622 36 37 04
3Enseignante-chercheure, Maître-Assistant, Directrice Générale Adjointe du Centre National de Documentation Environnementale (CNDE), Guinée, Kindia ; E-mail : natsia75@gmail.com Tel. (+224) 621 18 95 77
4Enseignant-chercheur, Professeur Titulaire, Université d’Abomey-Calavi, Bénin ; E-mail : exlaure@gmail.com, Tél. (+229) 01 97 98 02 85
Résumé
Les feux de végétation, pratique courante en Afrique de l’Ouest, constituent un outil de gestion des terres aux conséquences ambivalentes. Cette étude met en exergue les influences environnementales de cette pratique sur les activités des populations de la Commune de Glazoué au Bénin. L’approche méthodologique combine une revue documentaire et une enquête de terrain quantitative et qualitative menée auprès d’un échantillon représentatif de 450 personnes. Ces derniers sont composés des agriculteurs, des producteurs d’anacarde et des autorités locales. Les résultats mettent en lumière la double nature des feux de végétation. Sur le plan social : l’usage du feu répond aux besoins de défrichement, chasse, nettoyage. Cependant, son utilisation non maîtrisée est la cause principale d’incendies incontrôlés, générant des conflits sociaux et perturbant la cohésion communautaire. Sur le plan économique, les feux permettent de réduire les coûts et les besoins en main-d’œuvre pour le défrichement et facilitent l’extension des surfaces cultivables. En revanche, leurs débordements entraînent des pertes considérables : destruction d’hectares de plantations d’anacardiers, perte de tonnes de récoltes stockées et dégâts matériels sur les habitations, fragilisant ainsi l’économie locale. Sur le plan environnemental, on a la perte de la fertilité des sols, l’érosion hydrique et éolienne, l’émissions de gaz à effet de serre et de particules fines, la réduction de la séquestration du carbone par la biomasse brûlée, la dégradation de la qualité de l’air, la destruction des habitats d’espèces fauniques.
Mots-clés : Glazoué, feux de végétation, influence environnementale, gestion des terres, conflits