KOUADIO N’dri Yann Cedric
Université Alassane Ouattara (Bouaké, Côte d’Ivoire)
Résumé
Depuis l’époque coloniale, la Côte d’Ivoire s’est affirmée comme un pays à vocation agricole. La cacaoculture s’est progressivement imposée comme le pilier central de l’économie nationale depuis les indépendances. Cependant, l’intégration du cacao dans le paysage agricole ivoirien n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Parmi les facteurs à l’origine de cette dégradation environnementale figurent le réchauffement climatique et les pratiques culturales de résilience inadéquates. Cette étude vise à promouvoir des pratiques agricoles écologiques et innovantes en faveur d’une cacaoculture durable dans la sous-préfecture de Djékanou. La méthodologie adoptée repose sur une analyse des données climatologiques telles que la pluviométrie, la température et l’évapotranspiration. L’indice centré réduit et la rupture par SNHT ont été appliqués à ces données. Par ailleurs, le traitement statistique descriptif présentant les moyennes et tendances des données de production et enquêtes de terrain a été réalisé. Enfin, la recherche documentaire et les entretiens menés ont servi à identifier des stratégies écologiques pour une cacaoculture durable. Les résultats montrent que le réchauffement climatique se traduit dans la région par une hausse des températures et de l’évapotranspiration. Ces phénomènes ont des répercussions directes sur la production de cacao, entraînant une pression accrue sur les ressources naturelles à travers l’agriculture extensive, l’orpaillage clandestin et l’usage intensif d’intrants chimiques. En réponse à ces défis, l’étude propose plusieurs stratégies écologiques respectueuses de l’environnement pour favoriser une cacaoculture durable.
Mots-clés : Djékanou,réchauffement climatique,cacaoculture durable,stratégies écologiques