SALEY Boubé Bali
Maitre- Assistant, Université André Salifou /Zinder, courriel : zonkoto@gmail.com
Résumé
Cet article analyse la furigraphie de Hawad comme une réponse à la crise écologique et à la dégradation de l’espace nomade au Sahara. Dépassant les codes classiques, cette écopoétique confronte l’humain au non-humain en mobilisant le patrimoine touareg pour ériger un rempart contre la dépossession culturelle. S’appuyant sur les approches de Schoentjes, Suberchicot et l’ontologie d’Ingarden, l’étude examine les ressources stylistiques dénonçant le pillage des ressources sahariennes. Les résultats démontrent que la furigraphie opère une synthèse entre fureur langagière et graphie du mouvement. En intégrant la langue tamajeq et l’alphabet tifinagh, la page devient un territoire de résistance. Cette symbiose transforme la poésie en une écopoétique de la survie, capable de mettre en scène le chaos pour le muer en acte de défense vital.
Mots-clés : Hawad, furigraphie, écopoétique, nomadisme, résistance.