Valentin BETOUBAM 1, BASKA TOUSSIA Daniel Valérie2, ASSAKO ASSAKO René Joly3, YOUSSOUF DAOUDA4
1Assistant, Département de Géographie, Laboratoire de Géomatique, Université Adam Barka d’Abéché, Tchad.
E-Mail : betoubamvalentinbv@gmail.com
2Maitre de Conférences, Département de Géographie, Université de Maroua, Cameroun, E-Mail : Baskatoussia@yahoo.fr
3Professeur titulaire, Département de Géographie, Université de Douala, Cameroun, E-Mail : rjassako@yahoo.fr
4Assistant, Département des Sciences Biomédicales, Pharmaceutiques et Nutritionnelles, Université Toumaï de N’Djaména, Tchad, E-Mail : youssdada235@gmail.com
Résumé
Cette étude a portée sur les risques des maladies hydriques liés aux inondations des crues du Chari et Logone à Bongor. Ladite recherche s’inscrit à la suite logique des travaux réalisés sur les risques des maladies liées à l’eau dans un contexte de la variabilité climatique, la gestion territoriale et problématique des pratiques environnementales. L’objectif principal qui a animé cette étude est d’analyser les facteurs et les risques des maladies hydriques liées aux eaux de surfaces (inondations). Afin de parvenir à des résultats exploitables, des données des sources différentes ont été collectées notamment, les levés de terrains, les prise de vue, les prélèvements des échantillons d’eau à des fins d’analyses bactériologiques et physico-chimiques aux laboratoires ont été réalisés. Les données de terrain, ont révélés que les facteurs aggravant les inondations à Bongor proviennent de la combinaison des facteurs naturels et anthropiques. Par contre, les résultats des cinq (5) échantillons d’eaux prélevés et analysés aux laboratoires confirment que la présence indénombrable des coliformes totaux, des entérocoques intestinaux et des escherichia coli à des concentration élevée indique une pollution fécale directe de ses eaux de surface. La présence accrue de ces germes sont des indicateurs majeurs des risques sanitaires qui peuvent véhiculer des maladies hydriques telles que la diarrhée infectieuse, la typhoïde ou l’hépatite A. Les résultats d’analyses au laboratoire montrent une charge microbienne excessive car les micro-organismes revivifiables dépassent largement les seuils réglementaires qui démontre que les échantillons d’eaux prélevés sont d’origine stagnante, riche en nutriments et en matière organique propice à la prolifération bactérienne. Par contre, la valeur élevée de pseudomonas aeruginosa démontre la présence des bactéries susceptibles de provoquer des infections cutanées, respiratoires ou urinaires, surtout chez les personnes immunodéprimées ou exposées par plaies (cas de la bilharziose) ou inhalation.
Mots-clés : Variabilité climatiques, Inondations, Risques des maladies hydriques, crues, paramètres physico-chimiques et bactériologique, Bongor.