Yemodoum YORANGAR1, Maîmouna NGOSASSOU2 et Djiraïbé RASSEMBAYE3
1Université de N’DjamenaEmail : yemodoumyarangar@gmail.com
2Université de N’Djamena, Email : ng.maimouna@gmail.com
3Université de N’Djamena, Email : djiraiberassembaye@gmail.com
Résumé
L’histoire des pays de l’Afrique centrale montre que ces pays ont subi d’importantes migrations pour des raisons économiques, politique et d’instabilité sociale. L’Afrique centrale est connue de ses richesses minières. Le Congo, le Gabon et le Tchad produisent le pétrole à l’échelle mondiale. D’une part, l’exploitation de ces gisements miniers couplée aux autres richesses demande une main d’œuvre forte ; d’autre part, la déstabilisation des régimes politiques constitue les principales causes de la migration dans la zone CEMAC. Le constat sur le flux migratoire indique que les provinces les plus nanties sont aussi les plus attractives alors que celles qui sont pauvres sont plutôt répulsives. Ce qui explique que les migrations sont effectuées pour fuir la pauvreté dans les milieux ruraux.. Les principaux aspects de la migration abordés dans ce travail sont entre autre l’exode rural vers les grandes villes, la migration choisie, la migration intellectuelle, la migration forcée. Les migrants, qu’ils soient clandestins ou non, jouent un rôle économique dans plusieurs secteurs. Ils y exercent toute sorte d’activités n’ayant pas forcement fait appel aux efforts intellectuels ou techniques ; ils constituent une main d’œuvre abondante et abordable. La migration est présentée comme un facteur pouvant favoriser l’intégration économique voire sociale des pays d’origine et d’accueil ainsi que leurs populations. Malgré qu’on la considère comme cause de la baisse de production dans les zones de départ, elle est une entreprise à double faces. Les migrants qui arrivent dans un milieu contribuent à la production et à la croissance économique, mais aussi à la dynamique sociodémographique, qui sont profitables à leur famille d’accueil. Les mêmes migrants à travers les transferts de biens et des fonds qu’ils effectuent généralement par les canaux informels vers leurs milieux d’origine contribuent à l’économie de ceux-ci et à la survie de leurs familles restées au pays. Ces transactions se constatent dans les réalisations des projets familiaux mais aussi par le soutien dans des activités de développement socioéducatif.
Mots clés : migrations, mobilité, économie et éducation, Afrique centrale.