Résumé
La facilité de la réussite scolaire et universitaire selon Bourdieu et Passeron (1964) est observée chez les apprenants disposant d’un important capital artistique et culturel. Ce capital est acquis dans la socialisation familiale grâce aux lectures, aux cours de musique pris, ainsi que lors de leurs présences aux concerts de musique et aux représentations théâtrales sans négliger des visites de musées. Cependant, bien que ces habitudes artistiques et culturelles soient peu régulières dans les familles camerounaises, nous constatons que l’enseignement et la pratique des arts en général et du théâtre en particulier, peinent à trouver un équilibre dans les espaces scolaires maternel, primaire et secondaire du sous-système francophone. La question centrale demeure celle de savoir comment l’art dramatique est enseigné et pratiqué dans les établissements maternel, primaire et secondaire francophone de la ville de Dschang. En empruntant à la didactique et à la sociologie de l’éducation, en adressant des protocoles d’entretien à quelques instituteurs et enseignants de lycées, ainsi qu’aux inspecteurs pédagogiques, il ressort de cette réflexion que les enseignants, acteurs de l’enseignement de l’art dramatique dans les établissements scolaires francophones de la ville de Dschang, exercent dans l’amateurisme. De même, la pratique de cet art reste occasionnelle. Bien que l’art dramatique ait une place mineure dans les programmes d’enseignement du sous-système francophone au Cameroun, il est une nécessité pour le jeune apprenant. C’est la raison pour laquelle cette réflexion s’achève par des suggestions permettant un enseignement et une pratique artistiques efficients.
Mots-clés : Art dramatique- Espaces scolaires francophones- Dschang- Enjeux- Sociologie de l’éducation.