BELEMEL Banga
Enseignant Chercheur, Département d’Histoire, Ecole Normale Supérieure de Bongor
Résumé
Le présent travail portant sur l’« Esquisse de la protection de l’environnement archéologique détruit et pollué au sud du Tchad dans la région du sahel » est un constat fait à travers les observations directes sur le sol tchadien. Cette étude révèle que l’environnement archéologique a mérité à l’origine une attention et une protection particulière de nos ancêtres, conservateurs, empêchant la destruction et la pollution de celui-ci. Pour diverses raisons, l’environnement naturel sert à tout et assure à la communauté une survie quotidienne. En cela, les conservateurs ont adopté une bonne politique pour un développement environnemental durable de conservation à des générations futures. Toute sa destruction est un frein au développement et une porte d’entrée au désert. L’objectif de cette étude, est de mettre en évidence, l’existence des paradigmes traditionnels élaborés des conservateurs environnementaux en vue de la règlementation et un suivi mérité. Ces lois permettent de s’y accommoder et d’en vulgariser à toutes les dimensions sociales de la population tchadienne. Les approches archéologique, anthropologique, sociologique exploitées et les sources orales et écrites en rapport avec la protection de l’environnement archéologique durable dégagent des conclusions suivantes : l’environnement est une richesse naturelle, incommensurable assurant le bien-être de la communauté dans tous les domaines. Toute destruction de celui-ci mérite en lieu et place un reboisement d’équilibre de croissance relative des espèces végétales.
Mots-clés : environnement, archéologie, destruction, pollution, au sud Tchad sahel.