Résumé
Le Tchad comme bien d’autres pays africains subsahariens s’est engagé à tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs d’une éducation de qualité prônés par l’EPT[1] et surtout par ODD4[2]. Pour ce fait, avec l’appui de ses Partenaires Techniques et Financiers (PTF), il a élaboré des plans et stratégies qui doivent lui permettre d’améliorer le taux d’encadrement et de la qualité des enseignants, la disponibilité des manuels scolaires et des guides pédagogiques, la disponibilité et la qualité des structures d’accueil. Mais force est de constater que la baisse de niveau s’accroit à tous les niveaux et corroborée par de faibles résultats des différents tests et examens ces dernières années.
Partant de l’hypothèse que le Tchad est loin dans l’avancée vers ces objectifs, et pour vérifier celle-ci, cette étude a utilisé la méthode comparative décrite par (Bouchard et Plante, 2003 ; De Ketele et Gérard, 2007) qui consiste à confronter les données statistiques actuelles aux normes établies. Il ressort de cette analyse que les principaux indicateurs de la qualité de l’éducation sont très en deçà de ses normes et que les conditions d’enseignement /apprentissage sont peu optimales. Par conséquent, il est suggéré à l’Etat tchadien et à ses partenaires d’allouer une part conséquente du PIB et de l’aide au développement à l’éducation afin d’améliorer l’environnement scolaire, de recruter, former et motiver les enseignants qui sont les pivots de cette qualité.
Mots clés : état de lieux, qualité de l’éducation, système éducatif, indicateurs de la qualité, perspectives.