BOBET Ouanminia, BAMOGO Halidoub, GANON Françoisc, LABARA Waidoud, Nassio SORYe, Gilles ESCADEILLASf
aEcole Normale Supérieure de Bongor(Tchad), b Université Nazi Boni (Burkina Faso), cEcole Normale Supérieure de Ndjaména (Tchad), dUniversité de Ndjaména FSEA Facha Tchad, eUniversité Joseph Ki-Zerbo Laboratoire de Chimie Moléculaire et des matériaux (Burkina-Faso),
fLaboratoire Matériaux et Durabilité des Constructions (LMDC), Université de Toulouse, INSA, France
BP : 13 Bongor ; Email : bobetouanmini@yahoo.fr
Résumé
Cette étude vise à évaluer les teneurs en nitrates et nitrites dans certaines espèces de légumes-feuilles et fruits consommés dans la ville de N’Djamena, afin d’en estimer les risques sanitaires potentiels pour les consommateurs. Cinq espèces ont été analysées sur différents sites de production et de vente : l’épinard, le mloukhié, l’oseille, l’ambunu et le concombre.Les résultats obtenus montrent que tous les échantillons contiennent des teneurs mesurables en nitrates et nitrites. Les concentrations moyennes en nitrates varient considérablement selon les espèces, avec des valeurs allant de quelques centaines à plus de 1600 mg/kg de matière fraîche. Les légumes-feuilles (épinard, mloukhié, ambunu) présentent les niveaux les plus élevés, tandis que les fruits-légumes (gombo, concombre) affichent des teneurs plus faibles. Concernant les nitrites, les valeurs mesurées, bien qu’inférieures à celles des nitrates, dépassent parfois les seuils tolérés par la FAO/OMS, notamment dans le mloukhié (4,493 mg/kg) et l’oseille (jusqu’à 5,283 mg/kg selon le site). L’analyse comparative par site a mis en évidence des différences significatives. L’évaluation des teneurs observées au regard des normes internationales indique que certaines espèces dépassent les limites fixées. Même si la majorité des échantillons restent dans des plages acceptables, la consommation fréquente de légumes riches en nitrates pourrait entraîner une exposition, surtout chez les enfants et les populations sensibles à ce produit. Cela met en évidence un risque potentiel méthémoglobinémie et la formation de composés nitrosés cancérigènes. Ces résultats soulignent l’importance d’un contrôle régulier et d’une sensibilisation accrue des acteurs du secteur agricole afin de réduire les risques liés à la consommation excessive de ces composés. Les résultats obtenus constituent un socle scientifique important pour soutenir les stratégies de sécurité alimentaire et promouvoir une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé publique.
Mot clés : nitrates, nitrites, légumes-feuilles et fruits, ville de N’Djamena